Amérique Latine et Caraïbes

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Plantation de rampes vivantes en courbes de niveau dans les zones de pente en Haïti

Les rampes vivantes sont des bandes relativement étroites (environ 30 cm) de végétation pérenne (herbacée ou ligneuse) plantées en courbe de niveau sur les versants cultivés.

Deux principaux types de rampes vivantes peuvent être utilisés pour la conservation de sols en Haïti. Si la végétation implantée est essentiellement herbacée, on parle de bandes enherbées, alors que les haies vives sont constituées d'espèces ligneuses.

L'emploi de ces différents types de rampes vivantes est fonction de la disponibilité en semences, de l'utilisation de l'espace (pastorale, forestière ou agricole), de la profondeur du sol, de la présence ou non d'animaux sur les exploitations agricoles, etc.

Cette fiche technique explique:

  1. La démarche générale à suivre pour la mise en place des rampes vivantes;
  2. Les espèces utilisées pour la réalisation des rampes vivantes; Les avantages pratiques découlant de la mise en oeuvre de cette technique.

Cultures intercalaires, cultures en couloirs et barrage de haies, pour la protection des sols contre l'érosion.

La surexploitation de la végétation et la réduction du temps de jachère ont fragilisé les sols superficiels et donné naissance au ruissellement. Les haies vives, structure végétale linéaire associant arbres, arbustes et arbrisseaux, sont entretenus pour former une clôture entourant une unité foncière, ou pour constituer un abri à une faune locale et une flore spécifique formant un biotope particulier. Cette fiche technique explique les avantages à tirer de l'exploitation des terres en plaçant les espèces à cultiver en couloirs de manière à réduire au mieux les effets désastreux liés au passage des vents et aux effets néfastes des précipitations et l'érosion des terres en pente. Cette pratique favorise une meilleure circulation au niveau des parcelles en ce qui a trait aux soins à donner, à l'entretien des parcelles et même jusqu'à la récolte.

Techniques de mise en oeuvre des systèmes agroforestiers en Haiti

L'Agroforesterie englobe les systèmes d'utilisation des terres dans lesquels les arbres et les arbustes sont volontairement cultivés, en association avec les cultures saisonnières ou pérennes, sur des terrains utilisés pour la culture et/ou l'élevage. Les systèmes agroforestiers sont donc très variés. Des exemples communs en Haïti sont la plantation de ligneux sur les terres cultivées, le brise-vent, notamment le rideaux-abris et la plantation d'arbres de lisière.

Le niveau de conservation de la biodiversité au sein des systèmes agroforestiers est remarquable. Les études comparatives de la biodiversité végétale en agroforesterie et dans les forêts primaires montrent que globalement l'agroforesterie permet de conserver 50% de la biodiversité forestière végétale et animale.

Les systèmes plus connus sont:

  • l'agrosylviculture, qui désigne les systèmes d'association de l'agriculture et de la foresterie; 
  • le sylvopastoralisme, qui combine la production forestière et l'élevage;
  • l'agrosylvopastoralisme, quant à lui, est une combinaison de la production agricole, la production forestière et la production animale.

C'est un système qui peut être utilisé pour réduire les effets des éléments sur les sols, qui aide à rétablir la fertilité des sols, pour réduire la vulnérabilité face aux changements climatique. Il constitue un modèle original et efficace de gestion durable et rentable des ressources forestières, entièrement imaginé et pris en charge par les populations locales. L'agroforesterie est plus qu'une collection de ressources génétiques.

L'agroforesterie favorise également la capacité des sols à contenir l'eau des pluies. Pour tout utile qu'elle soit au oeur du défi de la gestion de l'eau, l'agroforesterie n'est pas un remède miracle. Elle doit être couplée à d'autres techniques permettant de capter les eaux de ruissellement à l'instar des cultures associées, en travers de pentes ou encore les structures antiérosives. La combinaison étudiée de ces différentes méthodes contribuera à renforcer la résilience des surfaces agricoles aux vagues de sécheresse.

Cette fiche technique décrit: 

  • L'importance d'un système d'agroforesterie dans la gestion de l'eau, la lutte contre la sécheresse, l'adaptation aux changements climatiques et le maintien de la biodiversité;
  • Les différents types de systèmes agroforestiers rencontrés en Haïti;
  • Les techniques de mise en place d'un système agro-sylvicole;
  • Les contraintes à l'application de la technique.

La construction des citernes en plaques de béton pour l’usage domestique et la production maraichère en zones de montagnes humides, Haïti

Ceci n'est pas la version finale de cette fiche technique:  le contenu est sous révision et pourrait être modifié.  

Le manque d'eau est une contrainte importante pour les populations de montagnes humides en l'Haïti  Le stockage d'eaux de pluie offre une solution aux grands problèmes de sécheresse prolongée et de manque d'eau extrême confrontés par les communautés des zones de montagnes humides pour la consommation, ou pour l'usage domestique.

Les citernes en plaques de béton sont un type de citerne cylindrique semi-enterrée qui a été mis au point par des maçons du nord-est  semi-aride du Brésil et s’est étendu dans toute la région de l'Ouest et du Sud Est de l'Haïti. La durabilité et leur coût modeste font d'elles des constructions adaptées pour le captage et le stockage des eaux de pluie spécialement dans les zones montagneuses et rurales sèches où les habitats sont très dispersés. La citerne recueille toutes les eaux des pluies qui tombent sur les toits des demeures situés autour de la citerne qui sont connectées à la citerne.

La quantité réduite de matériaux utilisés et l'importance des travaux manuels non spécialisés font également de ce type de citerne un investissement adapté aux situations des plus pauvres.

Cette fiche technique explique en détail toutes les instructions nécessaires à la construction d’une citerne en plaques de béton.

Les Techniques d'Agriculture sur Terres en Pente (TATP) en Haïti

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En Haïti, selon les rapports du  Ministère de l'Environnement, la dégradation des sols sur les montagnes due à l'érosion affecte 90% des terres cultivées en amont comme en aval. Dans ce contexte où les terres en pentes sont érodées il est nécessaire d'introduire de nouvelles technologies et pratiques agricoles appropriées pour freiner ce processus. Les techniques agricoles pour les terres en pente (TATP) sont un ensemble de technologies proposées pour la conservation des sols, l'agriculture et la production alimentaire durable qui comprend la plantation de haies vives de légumineuses sur courbes de niveau et les cultures intercalaires. C'est une option rentable et simple qui a pour but d'augmenter la productivité des terres de montagne tout en combattant l'érosion du sol. 

L'application des techniques d'agriculture sur terre en pente (TATP) répond à une nécessité d'apporter des réponses pratiques à la dégradation des sols due à l'érosion, la faible fertilité des sols et à la protection du bassin versant de la zone considérée.

Les TATP ont la faculté de transformer une parcelle en pente en une unité hautement  productive et de contrôler l'érosion des sols le long des pentes, en améliorant leur fertilité et en augmentant la disponibilité des fourrages pendant la saison sèche.

Cette fiche technique explique comment établir un système TAPT dans les zones des parcelles de pentes.

 

Le paillage (ou mulching) au Haïti

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Le paillage (ou mulching) est le processus de recouvrement de la terre arable avec du matériel végétal tel que des feuilles, de l'herbe, des brindilles, des résidus de récolte, de la paille, etc. La couverture de mulch (ou paillis) accroît l'activité des organismes du sol et surtout celle des vers de terre. Les vers de terre contribuent à la bonne structure des sols car ils forment de nombreux tunnels de différentes tailles au travers desquels peut facilement s'infiltrer l'eau de pluie, réduisant ainsi les ruissellements de surface. De plus, étant donné que le paillis est issu de matière végétale, il est décomposable et il permet donc d’augmenter la teneur en matière organique des sols.

Cette fiche technique explique comment une bonne pratique comme le paillage peut contribuer à créer une bonne terre avec une structure stable à partir de la matière organique accumulée sur les parcelles au niveau de certaines exploitations agricoles en Haiti. Il joue un rôle important dans la rétention de l'humidité en surface et des particules fines du sol tout en valorisant les résidus post récolte et en renforçant les effets préventifs de l'érosion des sols en pente.

Les retenues collinaires pour la production de maraîchage en Haïti

Les retenues collinaires sont de petits ouvrages, généralement en terre, qui recueillent les eaux de ruissellement de bassins versants dont la superficie varie de quelques hectares à quelques km2 et qui ont une capacité de 0,5 à 3 millions de m3. Implantés dans des environnements fragiles et à faible activité économique. Les retenues collinaires sont des aménagements très innovants, susceptibles de transformer profondément les systèmes de production agricoles traditionnels.

Á Montagne La Voute, 6ème section communale de Jacmel, la mise en place dans les années 2008-2009 de 4 retenues collinaires dans les localités de Néron, Collini et Bwa koupe, permet actuellement de cultiver toute l'année dans des zones où seule l'agriculture pluviale était possible. Elles permettent également de cultiver des cultures de rentes (maraîchères) exigeantes en eau. Elles génèrent d'autres activités notamment la pisciculture, une source de revenu complémentaire pour les agriculteurs. De même elles induisent chez les agriculteurs un changement de comportement social face à l'eau, une ressource naturelle rare et vitale.

Bien que le coût de construction d'un retenu collinaire soit exorbitant (3 500 000 gourdes pour un ouvrage pouvant retenir 1 à 1,4 million m3 d'eau, le coût des études préparatoires n'étant pas inclus), les retenues collinaires sont une alternative pour mettre à disposition de l'eau dans une communauté pendant une longue période de sécheresse et pour réapprovisionner la nappe phréatique.

Cette fiche technique explique:

  • comment la présence de retenus collinaires peut aider à une meilleure disponibilité de l'eau dans une communauté pour différents services (agriculture, élevage, pisciculture, lessive, etc.);  
  • comment la présence de retenues collinaires peut aider à faire face aux longues périodes de sécheresse;
  • de façon superficielle la démarche pour la mise en place de retenus collinaire sans entrer dans spécificités techniques de leur construction.

Figure 1 : Retenue collinaire à Bwa koupe, section communale Montagne La Voute, Jacmel

Production, multiplication et diffusion de semences climato résilientes pour de meilleurs rendements en milieu rural en Haiti

La production de semences climato-résilientes se fait dans l'objectif de soutenir l'intensification de la production agricole de manière à ce qu'elle soit plus économique et socialement durable. En effet, les techniques de production de semences climato-résilientes fournissent une alternative á l'adaptation à la sécheresse et aux changements climatiques par leur cycle court. Le choix des variétés testées et résistantes renforcent les possibilités de sécurité alimentaire tenant compte de la disponibilité des produits agricoles dans un délai raccourci. 

Cette fiche technique décrit les étappes du processus de sélection et production de semences; résilientes en réponse à l’adaptation à la sécheresse, aux changements climatiques, en particulier aux variations de la température et de la pluviométrie, et l'adaptation de certaines variétés réputées pour leurs caractéristiques d'adaptation à des zones géographiques spécifiques et leurs rendements.

L’objectif principal de cette fiche est d’encourager les intervenants dans le domaine à évoluer vers des méthodes rassurantes qui font la promotion pour la production et la commercialisation locale de semences de qualité. Elle fournit des informations utiles pour des groupements de producteurs et projets d’amélioration du système communautaire de production de semences de qualité. 

Consideraciones para disminuir la enjambrazón y migración de abejas

Los enjambres son la forma natural mediante la cual las familias de abejas se reproducen y se localizan en un lugar diferente al que habitaban para utilizarlo como nuevo hogar. Este sitio generalmente ha sido inspeccionado por pecoreadoras de avanzada edad para verificar que contemple condiciones para albergar al enjambre. El proceso de enjambrazón de las familias genera una drástica disminución en la cantidad de individuos de la colmena originaria, por lo cual se vuelven muy escazas las posibilidades de obtener producción suficiente para mantener en buenas condiciones económicas el negocio. La multiplicación natural mediante enjambres es una forma de producción que se encuentra en erradicación de las prácticas apícolas debido a los problemas sanitarios y de manejos que genera un enjambre libre. Hay que señalar que no siempre se puede garantizar que no se generen enjambres en una colmena de abejas, pero el apicultor puede realizar ciertas medidas para disminuir su porcentaje considerablemente si considera ciertos manejos en los momentos oportunos.
Por otra parte, un fenómeno denominado migración se genera cuando las colmenas se encuentran en condiciones de escases de recursos o en malas condiciones sanitarias lo cual genera estrés en las familias. Esta conducta también es propia de algunas razas de abejas que tienden a migrar en búsqueda de mejores condiciones.
Debido a los inconvenientes que se presentan al momento que una colmena enjambra o migra, es importante generar medidas y manejos que disminuyan la posibilidad de que una colmena adquiera estos comportamientos, por lo cual es importante que estos manejos sean conocidos y aplicados por los apicultores. Esta tecnología proporciona unas consideraciones para disminuir la enjambrazón y la migración de abejas.

Sistema para recuperación de cera de abejas

En la siguiente tecnología se propone una forma de recuperar la cera de abejas que queda en los opérculos de los marcos fundidos. Los marcos que ya no se utilizarán en los cajones pues están negros, en malas condiciones (deformados), contaminados (crías muertas, hongos, polen fermentado, etc.) deben ser fundidos para reutilizarlos y la cera enviada a estampar.
Aquellos marcos negros que han tenido varios nacimientos de cría dentro de sus celdas se oscurecen rápidamente por acción de sustancias que las crías desprenden, además de ir disminuyendo el diámetro de la celdilla pues esta va acumulando capas de muda de la cría en sus estados dentro de la celdilla (exuvias).
Cuando se realiza la fundición de marcos, estas celdillas retienen una cantidad de cera importante, es por esto que realizar un procedimiento para retirar la cera que queda en estas celdillas es provechoso para el apicultor.
En la siguiente tecnología se enseña un esquema de instrumento para realizar el procedimiento de retiro de la cera de abejas desde las celdas de cría. Se trata de una prensa en tubo, que ha sido desarrollada por apicultores de Chile y otros lugares para hacer responder a necesidades particulares, pero se pueden diseñar más grandes u de otro tipo para recuperar más cera.

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