Rotation culturale

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Les Techniques d'Agriculture de Conservation dans les zones rurales d'Haïti

Ceci n'est pas la version finale de cette fiche technique: le contenu est sous révision et pourrait être modifié. La version finale sera disponible après validation technique vers le 30 août 2017.

L'application des techniques d'agriculture de conservation répond à une nécessité d'apporter des réponses pratiques à la dégradation des sols, la faible fertilité des sols, et à la protection des bassins hydrographiques de la zone considérée. Les objectifs de cette technique sont de conserver, d'améliorer et de faire un usage plus efficient des ressources naturelles à travers la gestion intégrée des sols, de l'eau et d'autres ressources disponibles. Cette fiche technique décrit les trois principes de l'agriculture de de conservation en réponse à l'adaptation à la sécheresse, aux changements climatiques en particulier aux variations de la température et de la pluviométrie. Sa principale caractéristique est la régénération des sols plus rapide de sorte que l'intensification de la production agricole soit économique, écologique et socialement durable. Elle repose sur trois principes de base:

  1. La rotation ou association de cultures
  2. Le zéro labour ou labour minimal
  3. La couverture permanente du sol

Les Techniques d'Agriculture sur Terres en Pente (TATP) en Haïti

Ceci n'est pas la version finale de cette fiche technique:  le contenu est sous révision et pourrait être modifié.  La version finale sera disponible après validation technique vers le 30 août 2017.

En Haïti, selon les rapports du  Ministère de l'Environnement, la dégradation des sols sur les montagnes due à l'érosion affecte 90% des terres cultivées en amont comme en aval. Dans ce contexte où les terres en pentes sont érodées il est nécessaire d'introduire de nouvelles technologies et pratiques agricoles appropriées pour freiner ce processus. Les techniques agricoles pour les terres en pente (TATP) sont un ensemble de technologies proposées pour la conservation des sols, l'agriculture et la production alimentaire durable qui comprend la plantation de haies vives de légumineuses sur courbes de niveau et les cultures intercalaires. C'est une option rentable et simple qui a pour but d'augmenter la productivité des terres de montagne tout en combattant l'érosion du sol. 

L'application des techniques d'agriculture sur terre en pente (TATP) répond à une nécessité d'apporter des réponses pratiques à la dégradation des sols due à l'érosion, la faible fertilité des sols et à la protection du bassin versant de la zone considérée.

Les TATP ont la faculté de transformer une parcelle en pente en une unité hautement  productive et de contrôler l'érosion des sols le long des pentes, en améliorant leur fertilité et en augmentant la disponibilité des fourrages pendant la saison sèche.

Cette fiche technique explique comment établir un système TAPT dans les zones des parcelles de pentes.

 

La gestion des mauvaises herbes en agriculture biologique

L’une des priorités en agriculture biologique, est d’empêcher l'introduction et la multiplication des mauvaises herbes (ou adventices) au sein de l’exploitation. Les pratiques de gestion agricole visent alors à maintenir la population de mauvaises herbes à un niveau faible, afin d’éviter les pertes de rendements et la diminution de la qualité des récoltes. Cependant, l'objectif n’est pas d’éradiquer complètement toutes les mauvaises herbes, car elles ont aussi un rôle à jouer pour les cultures. Par exemple, les mauvaises herbes fournissent une couverture pour les sols et servent d’habitat pour la majeure partie de la diversité biologique présente sur l’exploitation. Ce sont notamment les organismes bénéfiques qui profitent de ces mauvaises herbes comme sources de nourriture (nectar, pollen, etc.) et comme abri. Grâce aux mauvaises herbes, de nombreux ennemis naturels peuvent maintenir leur population et ainsi lutter efficacement contre les ravageurs.

La gestion et la planification des cultures en agriculture biologique

Dans de nombreux systèmes agricoles traditionnels, on peut encore trouver une grande diversité de cultures à échelle du temps (selon les saisons) et de l’espace (selon le relief, les types de sol, etc.). Étant donné que les plantes ont des exigences différentes en éléments nutritifs, il est donc nécessaire de planifier et de gérer les cultures afin d'optimiser l'utilisation des nutriments du sol. La rotation des cultures, les cultures intercalaires et les cultures de couverture sont les principales alternatives que possèdent les agriculteurs pour gérer la santé et la fertilité des sols. Ces trois pratiques sont décrites dans ce chapitre.

La conversion étape par étape à l’agriculture biologique

Habituellement, la conversion à l’agriculture biologique d’une exploitation se décompose en trois étapes. La 1ère étape consiste à collecter toutes les informations relatives aux pratiques biologiques qui pourraient être appliquées dans les conditions de l’exploitation. Puis, dans une 2ème étape, ces pratiques doivent être testées sur quelques parcelles, et l’agriculteur doit se familiariser avec leur utilisation. Enfin, l’agriculteur veille lors d’une 3ème étape à n’utiliser que des pratiques biologiques pour la gestion de son exploitation. Le soutien d’un spécialiste de la vulgarisation agricole ou d’un agriculteur expérimenté en agriculture biologique peut aider à guider et à réussir la conversion.

Éléments à considérer pour la conversion à l’agriculture biologique

La conversion à l'agriculture biologique correspond à une période de transition au cours de laquelle les changements de gestion de l’exploitation sont progressivement appris et mis en œuvre afin de produire d’une manière plus durable et plus naturelle. Le mode de conversion dépend des circonstances locales, de la prédisposition de l'agriculteur ou de la communauté, et il varie d'une ferme à l'autre. Plus l'agriculteur a de connaissances sur les concepts et les pratiques de l'agriculture biologique, plus la conversion sera facile. Bien que la mise en place d'une gestion biologique ne dépende pas des conditions territoriales particulières, il est important de prendre en compte, au cas par cas, les facteurs qui peuvent ralentir le succès de la conversion. Par exemple, si les sols sont pauvres et épuisés en nutriments, il faudra redoubler d'efforts et de patience pour mettre en place un système de production durable et pour avoir des récoltes satisfaisantes. Ce chapitre présente les facteurs à prendre en considération lors de la conversion à l'agriculture biologique et apporte quelques recommandations pour mener à bien ce changement de système de production.

Introduction à l’agriculture biologique

L'agriculture biologique correspond à un système de gestion intégrée de la production, visant à favoriser la santé des écosystèmes agricoles (ou agro-écosystèmes), y compris de la biodiversité, des cycles biologiques et de l'activité biologique des sols [Commission du Codex Alimentarius, FAO et OMS, 2007]. Ce type d’agriculture met l'accent sur l'utilisation des intrants naturels (minéraux et/ou produits dérivés de plantes), dont l’utilisation est préférable à l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse.