Qu'en est-il du miel de mélipones en Afrique?

Bonjour,

Le sujet des abeilles mélipones (Melipona - Trigona) a été soulevé dans une discussion et ce sujet m'intrigue. Une question n'est pas résolu. Le miel de mélipones à une hygrométrie très haute (21 à 22%) mais je n'en ai pas vu fermenter en Afrique et c'est bien ça qui m'inquiète.

Il serait souhaitable de faire une expérience simple dans un premier temps afin d'y voir plus clair : Récolter du miel de mélipones bien le filtrer afin d'avoir un miel propre, noter le taux d'humidité et le stocker dans un récipient étanche durant une année en contrôlant périodiquement le taux d'humidité et de HMF.

Il se peut que les mélipones qui sont des abeilles très spéciales possèdent des sécrétions glandulaires spéciales qui inhiberaient la fermentation du miel et réduirait l'HMF dans le temps, à ma connaissance cette recherche n'a jamais été faite à ce jour.J'aurais pu faire cette recherche durant ma vie en Afrique mais je n'y avais jamais pensé et c'est bien dommage car ces abeilles m'ont  toujours intrigué. Si une personne a des informations sur ce sujet  il serait bien de les communiquer. Je précise que l'expérience doit être faite en Afrique et en Europe dans les conditions climatiques locales afin de ne pas fausser les résultats.

J.TURCHET

Commentaires

Bonsoir

Restons prudent avec les méthodes de méliponiculture car elles varient d'un pays à un autre et en fonction de  l'espèce d'abeilles, je travaille sur ce sujet  avec des connaissances locales et je redécouvre ce que j'avais connu en Afrique, abeilles fugueuses au moindre petit détail qui ne leurs plait pas mais il faut absolument encourager cette forme d'apiculture car je sais maintenant pourquoi le miel de mélipones possède cette puissante action thérapeutique, malheureusement ce miel est produit en très petite quantité.Je prépare un document qui viendra dans quelque temps avec des photos car il me reste encore des informations à analyser car ce n'est pas aussi simple que l'apiculture que chacun connaît. Je constate aussi qu'il existe beaucoup de modèles de ruches et je pense que ça aussi c'est fonction des habitudes et des abeilles locales. Nous abordons là un sujet pratiquement inconnu, je suis surpris de constater que très peu d'apiculteurs Européens connaissent les mélipones et les trigones. Je pense que le Mexique est le pays qui est le plus avancé sur le sujet, un peu au Venezuela, Cuba, la Guyane commence à s'y intéresser et le Guyana, c'est vraiment une autre apiculture qui demande une étude approfondie sur place pour faire un travail de fond et sérieux.

                                                                                                                                                                            J.TURCHET

 

Vous avez présenté un modèle de ruche, je vous présente un autre

mais la série est longue

 

Images: 

Chers membres, chers lecteurs,

Vous avez dit diversité et connaissance locales? En effet, les personnes habitants proches ou dans les forêts possèdent une merveilleuse connaissance de la biodiversité de leur environnement. Je viens tout juste de recevoir des nouvelles de Antoine en stage au Cameroun. Il me dit que les Bakas qui vivent au niveau d'une réserve naturelle ont recencé eux-même près d'une quinzaine d'espèces d'abeilles sans dard. Mais ils ne pratiquent pas ou encore très peu la meliponiculture.

Il est important d'être conscient et le plus respectueux possibles de cette diversité que nous offre la nature. Ces connaissances, ne se retrouve pas toujours dans les livres. Partons des savoir locaux, pour réaliser ses premiers pas dans la meliponiculture.

Auriez-vous des témoignages à nous transmettre? Récolte-t-on du miel d'abeilles sans dard dans votre région? Merci de vous présentez brièvement lors de votre intervention.

Au plaisir de vous lire!

 

 

Bonjour à tous,

Après 9h de route sur des pistes en terre, Antoine (en stage au Cameroun) arrive enfin dans un petit village  de 1250 habitants en périphérie de la forêt tropicale dense (coté Est de la réserve naturelle du Djà). Antoine a eu la chance  de découvrir des abeilles sans dard (voir photos).

Légende photos :

  • Photo 1 : découverte d'un nid dans un tronc d'arbre : il ne restait plus que la structure du nid car la colonie d'abeilles sans dard avait déserté depuis un moment
  • Photo 2 : boule de cire et de propolis du nid de la colonie déserteuse. Ces produits ayant des propriétés,ont été récolté.
  • Photo 3 : ruche tronc contenant une colonie d'abeille sans dard (meliponiculture)

Extrait d'un article écrit par Antoine :

"Les peuples des forêts, les Bakas ont longtemps vécu en nomade sans connaitre aucune frontière à leur territoire. Depuis quelques décennies, divers éléments sont venus bouleverser ce mode de vie. Pris entre d’un côté la réglementation stricte de la réserve du Dja, et de l’autre la pression des exploitations forestières qui rogne peu à peu leur habitat, les Bakas se sont vu contraint à s’installer de manière semi-sédentaire à proximité des villages." 

« Dans un contexte en pleine mutation  (règles strictes de la Réserve, diminution de l’espace forestier due à la surexploitation…), les Bakas aussi sont forcés à faire évoluer leurs pratiques. Le nombre de colonies d’abeilles sauvages apparaît être en diminution, on ne les rencontre plus aussi facilement qu’avant lors des séjours en forêt: en cause certainement la disparition de leur milieu naturel et peut être aussi la sur-cueillette par les Bakas eux-mêmes. La pratique de l’apiculture en ruche se présente alors comme une alternative à la fois plus productive, moins dangereuse et permettant aux Bakas de continuer à disposer du miel. Peu à peu, les techniques enseignées lors des formations, ainsi que le maniement des ruches Kényanes (KTBH) permettent d’ancrer l’activité. Qui plus est, les Bakas connaissent parfaitement les espèces d’abeilles présentent dans leur milieu : notamment les abeilles sans-dard (mélipones et trigones) qui peuvent elles aussi être misent en ruche pour produire un miel à haute valeur nutritionnelle et médicinale. Même si le processus prend du temps, si certaines dotations en matériel à l’occasion de différents projets sont parfois perdues ou dégradées faute de suivi et de formation suffisante, l’apiculture demeure une activité alternative fondamentale, écologique et productive, dans la transition forcée à laquelle sont poussés ces habitants de la forêt comme bien d’autres peuples indigènes de par le Monde. »

Merci à Antoine!

Chers lecteurs, bonjour à tous,

En pièce attachée, vous trouverez une fiche pédagogique générale sur les abeilles mélipones écrites par le CARI en 2014. Elle est intéressante car elle renvoie vers d’autres références bibliographiques. Une liste d’espèces d’abeilles sans dard est citée pour l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud et l’Austratie, mais pas pour l’Afrique.

Voici alors le lien essentiel pour en apprendre plus sur les espèces de mélipones recensées en Afrique : http://www.atlashymenoptera.net/page.asp?id=121. Cette page du site de l’Atlas Hyménoptère écrite par deux spécialistes, Alain PAULY et Nicolas J. VEREECKEN, présente la vingtaine d'espèces de Meliponinae d'Afrique à l'exception des 6 espèces de Liotrigona de Madagascar : description, aire de répartition, etc.

Il y a de nombreuses photos et références bibliographiques que je vous invite à parcourir.

Bonne découverte de cette merveilleuse biodiversité que la nature nous offre!

Elsa

Chers lecteurs intrigués par les abeilles sans dards!

Notre amis Antoine, reviens du Cameroun avec un modèle de petite ruche pour melipones à vous présenter!

Certains apiculteurs réalisent des expérimentations d’élevage d’abeilles sans dards du genre, Hypotrigonas. Elles logent souvent dans les murs des habitations et autres petites cavités. On repère les colonies au petit tube de cire que les abeilles forment à l’entrer de leur nid. Elles n’ont pas besoin d’un grand volume pour se développer et le creux du bambou constitue un coin idéal.

La section dans laquelle la colonie va se développer se situe dans la partie creuse du bambou entre 2 nœuds de la tige. La section de bambou doit être fendu en 2 dans le sens de la longueur (hauteur), pour pouvoir ouvrir la ruche lorsqu’il faudra récolter le miel. Un trou avec une mèche d’environ 0.5 à 1cm de diamètre sera fait au milieu de d’une face du bambou. Cette petite ouverture constituera l’entrée par laquelle les abeilles pénétreront dans le bambou, rapidement elles construiront le petit tube de cire caractéristique qui marque la présence d’une colonie. Le Bambou doit être installé debout, afin d’imiter au mieux un bambou naturel. De préférence en hauteur à l’abri de la pluie et du vent, veillez également à ce que les fourmis ne puissent pas accéder à l’entrée du Bambou : il peut être conseillé de suspendre la ruchette en l’air pour parer aux attaques de fourmis.  En pièce jointes, vous trouverez quelques photos. Avez-vous des questions, remarques ou suggestions à nous faire?Connaissez-vous ce modèle de ruche? Est ce que vous en connaissez d'autres? Merci pour vos apports. Au plaisir de vous lire. Remarque : Le problème de notification des nouvelles TECA par email est réglé! Nous pouvons pleinement reprendre nos échanges 

Images: 

Bonjour à tous, 

Les images ci-dessous, illustrent le développement d'une colonie d'abeilles sans dard de type "Trigona"quelques mois après avoir colonisé la ruche en bambou. Ces petites abeilles noires sont parfois confondues avec des mouchettes. Si vous les dérangez un peu de trop, elles viennent se poser en nombre dans vos oreilles, cheveux, vos bras,... Elles essayent parfois de mordre, comme c'est leur seul moyen de défense. C'est dérangeant mais ca ne fait pas mal :) ! 

  •  La première image : couvain où se trouvent les larves (les bébés) de la colonie. La forme des cellules et l'arrangement qui n'est pas du tout ordonné comme l'abeille à miel Apis meliféra que nous connaissons bien, est très caractéristique de cette espèce d'abeille ;
  •  La seconde image : au-dessus, vous apercevez toujours le couvain et en dessous, ce sont des cellules (ressemblant à des bulles ou des poches cilyndriques), qui contiennent du miel.

Nous pouvons également voir, qu'elles utilisent de la propolis pour bouchez les ouvertures et soudés les deux parties de la ruche en bambou.

Ce mois de juillet, j'ai eu la chance de découvrir ce petit monde fascinant lors d'une visite dans la forêt tropical du Cameroun. Un travail d'identification des différentes espèces, ainsi que de premiers essais d'élevage se mettent en place! Etes-vous intéressé de menez les mêmes expérimentations dans votre région? N'hésitez pas à vous manifester, ce sera l'occasion de s'échanger les conseils ici sur : "Comment repérer les nids, identifier les espèces, comment les mettre en élevage,etc"  

  •  Bonne remarque de Serge! Pensez à appliquez de la cire ou bien de la propolis à l'intérieur des nouvelles ruches afin d'attirer naturellement les colonies

Au plaisir d'échanger.

Elsa

Images: 

Bonjour à tous,
C'est vrai que nous découvrons un type de ruche pour mellipones, il serait aussi important d'apprendre à attirer ces insectes dans nos ruches comme par exemple en utilisant de la cire pour les abeilles.
Bien à vous !!!

Bonjour chers tous,
Je suis attentivement le projet de développement de la domestication des melipones .
C'est un sujet assez intéressant dans la mesure où ces colonies arrivent parfois dans nos ruchettes de chasse d'abeilles et ne demandent qu'à être conservées.
Cependant, il serait important d'étudier les moyens de conservation de ce miel.
Bien à vous !!!

bonjour a tous

ce model de ruche je l'expérimente de puis quatre mois à l'Ouest du cameroun précisement dans le Département des BAMBOUTOS avec le doyen Mr Fobasso Etienne.nous avons capturé les prémiere colonie en février et la priemière récolté en juin.nous utilisons leurs propre appat pour les attirées.présentement nous avons cinq ruches  peuplées.

 

 

 

Bonjour,

 

j'ai lu avec grand intérêt les commentaires sur la stingless bee; merci Féliucien de nous apporter ton expérience puisque nous allons tenter un élevage au Bénin et j'espère au Togo quand nous serons un peu plus savants dans la matière et que nous aurons trouvé une utilisation médicinale de ce miel.

Connaissez vous the stingless bee center au Ghana situé à l'université de Cape Coast? que pouvons nous en attendre?

Bien cordialemnt à mes lecteurs et merci de vos réponses.

 

Francine Le Masson, je suis apicultrice amateur et possède un rucher de 9 ruches dans les Deux Sèvres et un de 3 ruches dans les Yvelines, près de Versailles.

 

Je connais Félicien qui est venu visiter nos ruches au Togo et s'intéresse à nos apiculteurs du Bénin.

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