Sujet de recherche : Contribution a l’inventaire des insectes nuisibles au développement des colonies d’abeilles (apis mellifera, l.) - Plateau de bateke - saison sèche.

Bonjour chers professionnels de l'apiculture, nous avons réalisé un travail précisément au plateau de Batéké qui a consisté à l'inventaire des insectes nuisibles au développement de l'abeille domestique Apis mellifera vivant dans le ruche en saison sèche. Pour ce, dix espèces d'insectes ravageurs ont été identifiés avec des informations sur les dégâts causés dans la ruche.

CONTRIBUTION A L’INVENTAIRE DES INSECTES NUISIBLES AU DEVELOPPEMENT DES COLONIES D’ABEILLES (Apis mellifera, L.) DANS LES RUCHES AU PLATEAU DE BATEKE EN SAISON SECHE.

Résume

 

La présente étude a été menée au plateau de Batéké en RDC dans la ville province de Kinshasa, commune de Maluku. L'objectif principal a consisté à contribuer à la compréhension des relations qui existent entre l'abeille et les autres insectes vivants dans la ruche et qui induisent des nuisances au développement de la colonie d’abeille. Ainsi des fouilles nocturnes et diurnes ont été faites pendant la saison sèche. Ces fouilles ont eu lieu dans cinq ruchers où 60 ruches modernes ont été choisies de manière aléatoire dans le plateau de Batéké et elles ont permis d’inventorier les insectes vivant avec l’abeille dans la ruche, d’identifier leur mode d'alimentation, d’évaluer les produits attaqués dans la ruche et le stade de nuisibilité des insectes ravageurs.

 

De cette étude, il ressort que dix (10) espèces regroupées dans sept (7) familles et six (6) ordres ont été identifiés. Ces espèces sont : Aethina tumida (Murray, 1867), Pheidole sp., Lepisiota capensis (Mayr, 1862), Periplaneta americana (Linnaeus, 1758), Mantis religiosa (Linnaeus, 1758), Achroia grisella (Fabricius, 1794), Galleria mellonella (Linnaeus, 1758), Acherontia atropos (Linnaeus, 1758), Forficula auricularia (Linnaeus, 1758), Coptotermes formosanus (Shiraki, 1909). Nous avons constaté une forte présence des espèces d’insectes nuisibles au niveau du rucher de Mampu  suivi de la CERED et que trois insectes : Aethina tumida (Murray, 1867), Pheidole sp., Lepisiota capensis (Mayr, 1862) ont battu  le record de présence dans les différents ruchers étudiés.  Nous constatons également que le miel, le couvain et le pollen sont fortement attaqués et que les espèces d’insectes se trouvant au dessus des barrettes sont plus attirées par le miel tandis que ceux se trouvant au fond de la ruche par le pollen et le couvain.  Il ressort enfin que certains insectes sont nuisibles uniquement à l’âge adulte comme Mantis religiosa (Linnaeus, 1758) tandis que d’autres sont néfastes à la fois au stade larvaire et adulte comme l’Aethina tumida (Murray, 1867).

 

Mots clés: Inventaire, Abeille domestique, insectes nuisibles, ruche, produits.

 

Actuellement notre travail s’oriente sur le mécanisme de lutte partant des savoir-faires en apiculture africains en général et congolais en particulier. Votre contribution, conseil ou autre, nous sera le bienvenu.

 

Olivier BadibangaChercheur en apiculture congolaisTél. + 243 (0) 81 78 72 906

Comentarios

Cher Olivier BADIBANGA,

Bienvenu sur la plateforme TECA. Je vous remercie de nous partager votre sujet de recherche. Je me suis permis de mettre le titre de votre publication pour nommer la discussion. 

L’apparition de chacun de ces nuisibles dans un rucher dépend de nombreux facteurs. Certains nuisibles peuvent avoir des conséquences importantes en faisant fuir la colonie ou en l’affaiblissant au point de la perdre. D’autres cohabitent, ont un impact assez faible sur la colonie et ne demandent pas d’intervention de l’apiculteur. Chaque nuisible pourraient faire l’objet d’une discussion approfondie à condition de faire appel à plusieurs experts pouvant répondre aux questions de nos lecteurs. Ceci permettrait de mieux vous conseiller.

Pourriez-vous nous en dire plus sur votre recherche ? Dans quel cadre avez vous réalisé ce travail ? Durant combien de saisons ou d'années apicoles les observations ont-elle été faites et suivant quelle méthodologie ?

Par avance, je vous remercie pour ces informations complémentaires.

Elsa

Bonjour,

Je travaille avec l'association Apiflordev sur plusieurs projets apicoles dans le Congo Central, et en particulier à Kasangulu ou nous avons formé 50 personnes et installé 200 ruches début 2017 avec le soutien de la FAO/RDC. Plus de 100 ruches sont peuplées aujourd'hui et les premières récoltes ont eu lieu en septembre cette année. La lutte contre les prédateurs est évidemment l'une des toutes premières préoccupations.

Je vous remercie beaucoup pour ce sujet qui intéresse très opérationnellement les apiculteurs de la région et que je suivrai avec beaucoup d'intérêt.

Alain Chevalier / Apiflordev

 

Dans le souci de répondre au préoccupation, nous sommes tenus à vous faire lire une partie de ce travail qui constitue notre travail académique avec le soutien de plusieurs collaborataires notamment le  Centre de Recherche et de Communication en Développement Durable basé à Kimwenza dans l'enceinte de l'Université Loyola au Congo, qui est chargé de la publication, la Coopérative des Apiculteurs de Mbankana, la Clinique de Plante de Kinshasa, la Direction de Santé et Production animale du ministère de l'élevage en RDC, le Regroupement des Apiculteurs de Mampu , le Centre d’Appui au Développement Intégral de Mbankana et de l'Université Loyola au Congo.

Voir fichier joint.

 

 

Merci Alain Chevalier ,
Votre témoignage est très intéressant et j'ai une question concernant votre période de première récolte,vous avez bien dit que c'était septembre ?
Je voudrais donc savoir si c'est la période réelle de récolte dans cette zone là ?si c'est juste un prélèvement de miel que vous effectuez?et sur combien de temps et à quel moment de l'année s'étalent les récoltes là-bas ?
Déjà,chez nous au Cameroun,il pleut encore et les ruchers subissent les parties de chasse de ce qu'on appelle communément ici"les fourmis magans",ceci s'étale jusqu'en décembre surtout si les pluies de poursuivent, à cette période,les colonies "faibles"sont chassées.Je ne sais donc pas si vous aussi,vous vivez ça.
Merci de vous lire...

Bonjour,

Dans la province du Congo Central, près de Kinshasa, les récoltes sont généralement réalisées en mars et en septembre. La récolte de mars est moins abondante que celle de septembre. Celle de septembre est réalisée avant l'arrivée des pluies. Dans les faits, il arrive que les villageois anticipent un peu cette récolte (avant fin aout) pour vendre le miel afin de payer les inscriptions à l'école.

Concernant les prédateurs, le petit coléoptère est très présent mais ne semble pas causer de gros problèmes. Il faut être très vigilant au moment des récoltes ou des visites et ne pas laisser tomber de cire au fond de la ruche car cette cire sans abeilles est rapidement colonisée par l'insecte qui se développe et peut ensuite mettre la colonie en péril.

J'ai observé que les apiculteurs utilisaient fréquemment la "craie magique" pour éloigner les fourmis. Ce produit chinois est vendu au détail sous différents noms, « Miraculous Insecticide Chalk » (craie miraculeuse d'insecticide), « Insecticide Chalk » (craie d'insecticide) et « Cockroach Chalk » (craie contre les cafards). Il semblerait que ces craies contiennent de la deltaméthrine, un insecticite réputé très nocif pour les abeilles. Cette molécule a été utilsée en france pour traiter le maïs contre la chrysomèle et a causé des ravages sur les colonies d'abeilles. Cette molécule est également utilisée pour les démoustications. De plus ces craies sont semblables à celles utilisées dans les écoles et peuvent donc présenter un réel danger pour les enfants si elles ne sont pas hors de portée.

Quelqu'un a t-il un avis sur ces craies magiques ?

Bonjour Alain,

Comme vous le dites, cette « craie magique » est nuisible et dangereuse pour les abeilles. Il est donc déconseillé d’utiliser ces craies, comme il est fortement déconseillé de saupoudrer des insecticides en cercle autour de la ruche. Les abeilles peuvent s’en retrouver contaminées et ensuite contaminer le miel et l’intérieur de la ruche. 

Je vous invite à consulter quelques conseils préventifs que j’ai cités (cliquez ici). Qu’en pensez-vous ? Auriez-vous vous d’autres suggestions à nous faire.

Bien à vous.

Bonjour à tous, merci pour la contribution,

Merci Alain Chevalier pour la précision,  c’est ce que nous avons également constaté dans le plateau de Batété dans la ville province de Kinshasa, mais seulement là-bas la grande miellé peut même être précipité en mi-juillet et  finir légèrement tard c’est-à-dire mi-septembre.  Généralement c’est dans le souci d’être seule dans le marché envie de vendre à un prix  un peu plus élevé que le prix habituel. Cependant les apiculteurs ne recourent pas à des produits chimiques pour repousser les insectes ravageurs ; car la solution du thème reste encore une  énigme pour la majorité,  quelques-uns utilisent plutôt des mesures prophylactiques notamment l’hygiène des matériels apicoles, la propreté autour de la ruche…

Des efforts doivent être conjugués pour apporter des solutions durables à ce problème qui pourrai poussent les apiculteurs du plateau de Batéké  à l’abandon. Les chiffres statistiques de production que nous avons pu prélever dans les différents  sites notamment Mampu, Ibi Village et CERED à Mongata témoignent d’une baisse de production. Tout de même nous nous réservons d’attribuer cette diminution à seul les insectes nuisible car jusqu’ici aucune étude est faite dans ce sens. 

Salut à tous,

Voici les images de larve et insecte que j'ai rencontrés dans une ruche :

 

 

Images: 

Bonjour Innocent,

Vos images vous dites que vous le retrouvez dans la ruche?, votre ruche est - elle colonie?,  C'est dans quelle région?

 

Merci, 

 

Olivier

Bonjour Olivier

Les images que j'ai postées qui issues des photos que j'ai prises dans une ruche non colonisée en savance à Bertoua au Cameroun. L'insecte mort est un type de guepe que je n'ai pas pu identifier et qui se trouvait dans un nid en terre dans ma ruche.

Inno

 

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