Proposez vos idées et sujets de discussion!

Chers lecteurs et membres de la plateforme TECA,
 
En ce mois de décembre, je vous annonce que notre forum apicole francophone “Groupe Echange Apicole” compte 60 membres de plus que l'an dernier ! Bienvenu à vous.
 
Afin de mieux répondre à vos attentes, j’ouvre une discussion pour récolter vos idées et vos souhaits. Je vous propose de lister les sujets et questions apicoles que vous souhaiteriez aborder à partir de l’année prochaine. Expliquez vos idées dans un petit paragraphe de quelques lignes comme les exemples cités ci-dessous. Merci également de mentionner si vous êtes intéressé par la modération d'une discussion.
  • “Découverte des pratiques traditionnelles apicoles en Afrique” : les ruches traditionnelles étant très utilisées, il serait intéressant de partir à la découverte des modèles de ruches traditionnelles existants dans les différentes régions d’Afrique, d’identifier leur avantages et inconvénients et de voir comment conseiller les apiculteurs qui souhaitent rester sur un système traditionnel pour divers raisons, mais qui souhaitent tout de même améliorer leurs pratiques et la qualité du miel récolté.
  • "Fabriquer sa presse à miel". Plutôt que d'importer des presses ayant un coût relativement élevé, pourquoi ne pourrai-je pas la faire fabriquer localement et avec les matériaux disponibles? Partage de plans et de dimensions.
  • “Fabrication de feuilles de cire” : la conduite d’une ruche qu’elle soit à barrettes ou à cadres demande généralement l’utilisation d’amorces ou de feuilles de cire. L’objectif de la discussion serait de partager les trucs et astuces de chacun pour fabriquer des amorces/feuilles de cire avec de petits moyens.
  • “Etablir un protocole de travaux de recherche/action sur différents modèles de ruches” : Vous avez déjà mené (ou souhaitez mener) des comparaisons entre différents modèles de ruches, de manière participative avec des associations apicoles ? Partager et échangez sur la méthodologie utilisée.
  • “Résultats d’expérimentation de travaux de recherches/actions” : partage de résultats précis et concrets menés dans un contexte et une localité précise (suite du sujet précédent).
  • Etc
 
N’hésitez pas à reprendre les sujets cités dans votre liste pour marquer votre intérêt. Si vous faites partie d’une ONG, association ou d’une fédération apicole locale ou encore une plateforme apicole nationale africaine, prenez le temps de consulter vos membres, afin de nous partager leurs centres d’intérêts.
 
La discussion est ouverte dès aujourd’hui et nous ferons un premier bilan fin janvier 2017.
 
Si vous découvrez le forum sachez que l’inscription est gratuite et que la plateforme est une base de données, un lieu d'échange et de partage d’expériences et pratiques apicoles testées sur le terrain par des apiculteurs et à destination des petits producteurs du Sud. C’est pourquoi, j’attire votre attention sur l’utilisation d’un langage simple et détaillé, compréhensible aussi bien pas des experts que des novices en la matière.
 
Merci pour vos sugestions et au plaisir de vous lire.
 
Elsa (modératrice du groupe)

 

Comments

Bonjour Elsa,
Je pense que la plupart des idées proposées sont bien ressorties dans votre synthèse. Espérons cependant que nos aurons des propositions assez intéressantes dans les prochains jours.
A bientôt !!!

bonjour a tous , pour vous annoncer que je ferai parti du groupe pour  des échanges  et partage d"exp'riences en matiere de fabrication et d'utilisation de presse a miel Merci 

AHONONGA Noel Comlan 

Président I2D-BENIN ONG 

site web: www.i2d-ong.e-monsite.com 

Bonjour,

Nous aménageons actuellement une propriété agricole dans la Province du Sud au Rwanda pour en faire une ferme apicole avec rucher et plantations et cultures fourragères/vivrières mellifères. 

La FAO, les chercheurs de l'ISAR (Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda), les forestiers du Ministère de l'Agriculture et des Ressources Animales (MINAGRI), le Responsable du Programme apicole du RAB (Rwanda Agriculture Board), et certaines ONG comme ARDI nous apportent déjà leur appui et leurs conseils.

La question du choix des espèces mellifères dans une zone tropicale (entre le 2° et le 3° de latitude Sud) d'altitude (le ferme se situe à plus de 2.000 m d'altitude) est posée et, si des réponses partielles ont déjà été apportées, nous souhaitons approfondir le sujet car notre objectif est de planter ou semer une maximum d'espèces différentes afin d'obtenir la plus grande biodiversité possible.

Les expériences et les conseils en la matière seront donc les bienvenus.

Cordialement.Jean-François GASCON

 

 

 

 

 

Bonjour Jean-François,

Merci pour cette proposition!La question du reboisement d’essences mellifères est primordiale pour le développement et la pérennisation de l’activité apicole d’une région.

Dans les projets comportant une activité de reboisement, la caractéristique mellifère/pollinifère vient souvent en second plan ou n’apparait pas du tout.

Votre demande est très spécifique et localisée (zone tropicale de haute altitude) et je vois que vous êtes déjà en contact avec les plus grands experts du Rwanda sur le sujet. Il est donc surtout question pour vous de rechercher après d'autres acteurs actifs dans la région pouvant enrichir votre base de données. De manière générale, il serait intéressant pour nos lecteurs de mettre en évidence : « Les points d’attention dans le choix des essences mellifères à planter » : quelles sont les bonnes questions à se poser avant de choisir parmi une liste interminable d’espèces forestières : les caractéristiques du sol ? Caractéristiques du milieu agro-environnemental ? les besoins de la population locale ? les autres utilités de ces essences ?, ETC.

Suite à cela il pourrait y avoir des propositions concrètes de listes d’espèces végétales, des conseils d’entretiens, etc, venant compléter les vôtres.

Seriez vous partant pour lancer de tels échanges? Ci-dessous, vous trouverez quelques conseils préalables à la préparation et au lancement d’une discussion.

Bien à vous.

Bonjour à tous,

Les idées émises sont très intéressantes. Elles ne pourront sans doute pas toutes être abordées cette année car il y a tout un travail de préparation à réaliser. Si vous êtes particulièrement intéressé par un sujet, je vous invite à préparer et lancer une discussion par vous-même (et avec mon support).

Voici les conseils à prendre en comptes :

 

  1. Pour mettre en route de tels échanges, il est tout d’abord nécessaire de réaliser un cavena détaillé de votre demande comprenant : une description du sujet détailléavec une liste de questions qui vous vous posez (apiculteurs de votre entourage, région), le public susceptible d'être intéressé et que vous souhaitez toucher, l’objectif que vous souhaitez atteindre à la fin de ces échanges, etc.
  2. Ensuite, rechercher après des experts (nationaux, internationaux, apiculteurs, chercheurs, instituts,...) pouvant répondre à chacune des questions reprises dans ce caneva. L’idéal est que les experts soient disponibles soit pour intervenir directement sur le forum, soit pour nous transmettre des informations via mail, skype ou téléphone, etc.
  3. Ensuite lancer et modérer la discussion, rechercher de la documentation.

La plateforme TECA est là pour vous aider à tous les niveaux, donc n’hésitez pas à me contacter par email afin que je puisse vous guider  : elsa.demoulin[at]maya.be.

​Bien à vous,

Au plaisir,

​Elsa (modératrice du forum apicule francophone de la plateforme).

Bonjour à tous, je suis attentivement vos différents échanges sur les différents type de ruche. Agent de développement, je suis une profane, partisane de l'apiculture. Ma Structure accompagne des organisations professionnelles et des producteurs qui sont demandeurs de savoir faire parmi lesquels des villages implantés au sein d'une reserve de biosphère. Y a-t-il un retour d'expérience d'une production apicole dans un espace protégé? Quels sont les possibilités de transferts de savoir faire (formation-installation-suivi)? Merci Elsa pour cette mise en relation.

 

 

Bonjour,Nelly

J'ai votre commentaire, pouvez vous donner plus de précision sur ce que vous faites et sur le site protégé en question  (surface, flore, le lieu ou le pays et les coutumes locales) ces renseignements sont nécessaires si vous voulez des réponses clairs et précises, si je peux vous aider je le ferai sans problème.

                                                                                                                              J.TURCHET

 

 

Bonjour Nelly,

Le miel ainsi que les autres produits de la ruche sont considérés comment des Produits Forestiers Non Ligneux. Développer l'apiculture au sein ou en périphérie de réserves naturelles et biosphères représente un excellent moyen de diversification des revenus des habitants de ces réserves à qui on interdit souvent tout prélèvement dans la forêt (chasse et cueillette). C'est aussi un moyen de préserver l'environnement et de lutter contre la déforestation. Différents acteurs nationaux et internationaux travaillent sur le sujet. Je pense notamment au WWF (réserve de Mayombe-RDC, Parc des Virunga-Goma-RDC,etc),  le projet d'ULB-Coopération en RDC, APAS-Cameroun dans la réserve du Dja, et bien d'autres encore. L'ong Miel Maya Honing accueille pour l'instant un stagiaire qui travaille sur le lien entre l'apiculture et l'environnement. Il est actuellement en Bolivie et se rendra ensuite au Cameroun et en RDC. Il pourrait également apporter des informations pertinentes et des exemples de cas.

Ils seraient donc intéressant de détailler votre demande et de me la transmettre par email. Nous verrons ensuite comment nous pouvons vous aider à travers le forum (en lançant une discussion par exemple). N'hésitez pas également à consulter les discussions menées précédemment telles que :

Manuel en lien avec les PFNL :  Le rôle des abeilles dans le développement rural.

Au plaisir.

A propos de reboisement autour des ruchers, cas de notre ami apiculteur du Rwanda, je pense que cette idée est louable afin de limiter la distance à parcourir par les abeilles dans leur travail  de recherche de nectar et pollen. Aussi, ce reboisement  en plantes mellifères  contribue dans la lutte contre la déforestation. A Nord-Kivu en RDC, nous avons pris l'initiative de reboiser des champs en utlisant des différentes espèces et ceux-là où les apiculteurs associent des ruches et voyons que les résultats sont probants. Les colonies d'abeilles sont prospères car elles ne franchissent plus de longues distances pour s'approvionner. Nous sommes entrain de sélectionner d'autres essences  qui fleurissent à tout moment de l'année comme le Moringa et autres, que nous comptons vulgariser dans les milieux apicoles à Goma et ses environs.

Au plaisir

Gervais MUNYORORO

Apiculteur

Merci Gervais de cette intervention,
Mais, je pense qu'au fil du temps, avec l'urbanisation galopante, le problème du foncier se pose déjà dans nos villes parce-que tous les apiculteurs ne disposent pas forcément assez d'espace pour planter des essences souhaitées bien qu'étant conscients des enjeux.
Il serait donc pour moi,nécessaire de penser à une véritable politique de protection des espaces et des paysages apicoles durables.
Bien à vous !!!

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